Voici l'historique de ce très célébre gorille.
DONKEY KONG

Année de création
1981
Première apparition
Donkey Kong
Apparition principale
Donkey Kong Country 1, 2, 3
Nombre de jeux
35
Nombre de jeux à son nom
5
Rôle général dans la série
Ennemi vieillissant
Personnage opposé
À la base véritable emblème de Nintendo jusqu’en 1985, le gorille entamera ensuite une descente avant d’être sauvé par Mario et retentera de s’imposer à nouveau avec le développement de sept jeux sur trois supports différents pour s’émanciper du plombier. Mais au bout du compte, on comprendra finalement que DK ne pouvait rester présent que grâce à son premier ennemi…
Une immense traversée du désert
En 1981, lorsque Nintendo se lance dans la commercialisation de jeux électroniques, l’incontestable vedette de ces jeux s’appelle Donkey Kong. Héros éponyme de trois épisodes phares de ce nouveau système, le primate à la cravate accède immédiatement à la notoriété, contrairement à Mario qui devra attendre 1985 et l’exceptionnel Super Mario Bros. pour remplacer le singe dans le cœur des fans de jeux vidéo. Entre Donkey Kong Classics ( reprise des jeux d’arcade sur NES sortie en 1984) et Super Mario Kart en 1992, il disparaîtra complètement de la circulation.
Mais pourquoi donc cette chute soudaine? L’explication la plus plausible reste la suivante: les trois épisodes d’arcade, se ressemblant vraiment beaucoup, furent supplantés par l’immense succès de SMB, qui fit de Donkey Kong un simple boss que Bowser avait également remplacé. Et Nintendo, fort de ce succès, ne comptait plus du tout sur lui pour les années à venir…
Tentative de relance
En 1992, Donkey Kong Jr., apparu en 1983, tente de relancer le mythe car après tout, DK est le vétéran de la série. Le singe ( qui ressemble énormément à son père dans ce jeu, excepté le débardeur floqué d’un J!). Le personnage est le meilleur du jeu, incontestablement, et cela relance totalement la famille Kong qui va s’agrandir au fur et à mesure des épisodes que la SNES va proposer. On assista alors à trois Donkey Kong Country, d’excellents jeux sans (presque) aucune apparition de Mario ou d’un de ses proches, puis au développement de jeux mettant en avant Diddy Kong, le fils de Donkey, puis de Dixie, la copine de Diddy. Au bout du compte, on arriva à trois DKC et à trois Donkey Kong Land sur Game Boy! DK fut victime d’une véritable overdose, tandis que Mario n’avait besoin que de deux épisodes de Super Mario World ( séparés par cinq ans, de surcroît!) pour préserver son hégémonie sur la marque, si bien qu’en 1996, c’était de nouveau fini pour le singe dont on ne reparlerait plus…
Sauvé par son propre ennemi
Mais en 1997, sur la jeune N64, le gorille revient en force pour s’allier à Yoshi et Mario dans Mario Kart 64. La parenthèse Donkey Kong 64, en 1999 ( un autre excellent jeu, hélas peu connu) ne fut qu’une exception à la règle désormais inexorable: Donkey Kong, à l’instar de Luigi par exemple, ne pouvait plus exister sans être rallié à un mythe comme l’était Mario. Le merveilleux Donkey Kong publié sur Game Boy en 1994 le prouvait: DK redevenait une star uniquement si Mario était également présent ( d’où l’insertion de Mario dans une petite reprise du jeu d’arcade dans DK64?). Au final, il aura fallu deux résurrections dues aux jeux de kart Mario pour que DK puisse réellement s’affirmer… dans la saga Mario uniquement ( dernière preuve en date: le semi-échec commercial de DKC sur Game Boy Advance face aux Super Mario Advance).
Moralité: chez les Kong, on ne vit que trois fois.